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Résumé de la présentation

Pourquoi le Québec doit s’intéresser à l’Afrique?

Nos exportations dans certains pays d’Afrique progressent plus rapidement qu’avec la Chine!
C’est le cas du Burkina Faso, un pays où nos expéditions de marchandises ont bondi de 510% de 2008 à 2012, selon Statistique Canada. Au Nigéria, le géant démographique de l’Afrique de 175 millions d’habitants, la progression est de 182%. Pendant cette période, nos exportations vers la Chine ont augmenté de 163%. Bien entendu, l’économie chinoise est un formidable marché pour nos entreprises. Mais il ne faut pas négliger pour autant l’Afrique.
À l’exception de l’Asie-Pacifique, cette région du monde est celle qui affiche la plus forte croissance économique de la planète, à un rythme supérieur à 5%, selon le Fonds monétaire international (FMI). Et la population de l’Afrique devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre environ 2 milliards d’habitants. On ne compte d’ailleurs plus les études qui traitent de ce marché émergent de consommateurs, comme celle de McKinsey & Company publiée en 2012, The rise of the African consumer.
Outre le Burkina Faso et le Nigéria, les exportations du Québec augmentent de manière importante sur le continent, et ce, autant dans l’Afrique francophone qu’anglophone. Dans certains pays, nos exportations explosent parce que nous n’y avions pratiquement aucune présence. Le Rwanda, le pays africain chouchou de beaucoup d’économistes en raison de ses performances économiques, en est un bon exemple. En 2008, le Québec y a expédié pour 616 000$ de marchandises. L’an dernier, nos exportations ont totalisé 50 M$, soit 80 fois plus!
Cela dit, la relation commerciale du Québec avec d’autres pays affiche un recul majeur, notamment avec la Côte-d’Ivoire. Depuis 2008, c’est une chute de 44%. Situation identique avec le Sénégal, où la dégringolade frise les 50%. Mais dans l’ensemble, les exportations du Québec en Afrique sont en forte progression. Depuis cinq ans, on parle d’une hausse de 26%. Et depuis deux ans, l’augmentation est de 46%. Bien entendu, l’Afrique fait face à de nombreux défis, de la sécurité à la corruption en passant par l’insuffisance de ses infrastructures publiques.
Mais les choses changent rapidement, notamment en raison des investissements étrangers, de la Chine en premier lieu. Aussi, les entreprises qui réussiront demain en Afrique sont celles qui sauront s’y positionner dès maintenant, disent la plupart des analystes. …
Les sociétés québécoises auront-elles la sagesse de faire la même chose en Afrique?
Tiré d’un article de François Normand – Les Affaires


BIO

Monsieur Miville-de Chêne travaille sur la scène internationale depuis 1984. À la base un négociant de café, il se dédie depuis vingt-cinq ans à la promotion du commerce, la gestion d’association de promotion de commerce, au développement du métier de négociant, chef de mission et au support de la PME exportatrice. Il est un gestionnaire, un formateur et un conseiller reconnu au Canada, en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Asie et en Afrique quant à la gestion associative, la planification stratégique, le marketing international, le financement des opérations, l’analyse en gestion des risques, la gestion d’associations de promotion de commerce et des exportations, les chaînes de valeur, la création de PME visant le commerce extérieur ainsi que la formation à distance.